THE BLAZE

liens youtube

THE BLAZE, UN GROUPE D’ÉLECTRO FRANÇAIS A CHOISI ALGER COMME CADRE POUR LEUR CLIP DÉJANTÉ MAIS PROFOND : TERRITORY

« C’est le buzz là » nous écrit un algérois qui est dans le secteur culturel, comme pour nous avertir qu’il ne faut pas rater ça. Le buzz, c’est le nouveau clip du groupe électro The Blaze pour son titre ‘‘Territory’’.
Ce groupe français interroge les internautes dès la première sortie de leur premier clip en janvier 2016, ‘‘Virile’’, tourné spécialement à Bruxelles.

Territory c’est une mer bleue qui se fend par la mousse rejetée par un bateau, vue sur la baie d’Alger observée par un jeune en survêtement.

Le clip s’ouvre sur un silence. Entrée du jeune homme en larmes à la maison, retour au territoire, comme le titre l’indique. La musique commence, douce, sourde, avant de s’envoler et de se faire toujours plus intense. Dans le même temps, le héros prend sa mère, sa ‘‘yemma’’, dans les bras, patiente durant une prière, fume la chicha, zone dans la vieille ville,
danse comme un dément dans des soirées surchauffées entre copains sur les toits de la Casbah au crépuscule; puis le jeu avec les enfants se transformant en une sorte de transe d’une énergie dingue. À 4’44, après un puissant planséquence où le héros imite avec force conviction un gorille triomphant, tout-puissant (l’acteur est époustouflant), The Blaze signe son film autant que sa musique avec un écran noir où s’inscrit ‘‘Territory’’.

Le territoire chez The Blaze, c’est ce lieu à la fois familier et inconnu où l’on retrourne, auquel il faut se réadapter.

Ce qui fait la particularité de The Blaze c’est l’esthétisme, la nouveauté à travers leur art à la fois cinématographique et musicale. Il se réapproprit la musique éléctronique pour parler de cultures diverses, des jeunes et de
l’euphorie. C’est un duo aussi mystérieux que talentueux qui s’installe sur la scène musicale. On plonge ici dans un univers quasi chamanique où les voix graves autotunées surfent sur des sonorités douces d’électro-house.

Un extrait de leur rencontre avec « LES INROCKUPTIBLES » :

Guillaume_Il y a un peu de ça. Le feu, c’est aussi la chaleur et l’amour entre les gens. Je pense que c’est ce qu’on essaie d’amener, même si ça peut paraître un peu naïf comme propos. Mais c’est ce genre de sentiments qu’on a envie de mettre en avant. Et on vit certainement une époque où il est toujours bon de le rappeler.
Jonathan_Le message est super hippie. Mais on y croit beaucoup. L’amour, la jeunesse et la folie que ces sentiments autorisent sont vraiment la thématique principale de nos clips. Tu n’es pas obligé d’être dans la
guimauve quand tu parles d’amour. Il y a plusieurs façons de l’exprimer et c’est ce qu’on essaie de faire avec The Blaze.

SUPER TERRAIN

Super Terrain est un super collectif de designers graphiques. C’est en 2014 que Quentin Bodin, Luc de Fouquet et Lucas Meyer ceux sont associés et ont fondé ce jeune collectif. Ils sont installés à Nantes et Marseille mais leurs périmètre d’intervention va bien au delà de ces frontières !

LEUR SITE PAR ICI -> superterrain.fr

Identité visuelle (affiches, programmes et magazines) de la saison 2017-2018 du TU-Nantes. Pour chaque évènement de la saison une série d’affiches est réalisée pour un accrochage individuel ou en multiple. Par le jeu sériel de variations sur les différents supports diffusés en ville, un langage graphique se développe dans l’espace et dans le temps, au fil de la saison.

Ils travaillent à la réalisation d’affiches, d’identités visuelles, de livres mais aussi de sites internet, de scénographies, d’installations dans l’espace ou de signalétique. À travers chaque projet, c’est un travail généreux avec de grands dispositif mis en place. Ils produisent des images toujours en tenant compte de leur contexte de diffusion et d’usage. Mais aussi en apportant un regard doux et nouveaux sur le sujet.

Pour cela le collectif nantais possède une pratique qui mobilise des savoir-faire liés à la fabrication d’objets graphiques. Entre photographes, écrivains, imprimeurs, leur collaboration avec leurs partenaires complices ne cesse d’augmenter. Cela résume bien la qualité et la richesse de leur travaux. Super Terrain propose ces savoir-faire à des commanditaires avec lesquels ils partagent une vision, des motivations, des envies et le plus important selon moi, avec qui ils souhaitent entretenir une relation de confiance.

En parallèle leur recherche ne cesse jamais de grandir. Ils continuent à développer une pratique artistique jouant des frontières entre art et design graphique, lors de résidence de création ou de projets auto-initiés. Ces expériences sont pour eux l’occasion de productions plastiques qui questionnent leurs outils, leurs rapport à l’image et sa reproduction. Ces tentatives permettent ainsi d’imaginer des espaces d’expérimentations et de narrations comme prolongement de leur pratique graphique.

Vous l’aurez compris, Super Terrain est un collectif de jeunes talentueux graphistes aux compétences multiples. Leur site vaut vraiment le détour, il est riche de sens, ouvert à tous les projets généreux et doux. Leur méthode, travailler sur des projets en collaborant avec d’autres, est tout simplement visionnaire et une initiation à un autre modèle de société et de fonctionnement.

L’ÉCOLE DU CHAT NOIR

Bienvenue à toi

TU VAS DÉCOUVRIR L’ÉCOLE DU CHAT NOIR !

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR LORENZO PAPACE avec NICOLE MERSEY ET JONATHAN PERONNY

Cette école n’est pas comme les autres, car c’est l’école de la révolte et de la liberté !

Le poing levé, une chatte noire en chemisette à col rouge et jupe à carreaux accueille les curieux, en roulant les « r », dans son école un peu spéciale, perchée dans les arbres. Lancée en novembre dernier sur YouTube, la série d’animation « L’école du chat noir » vise à rendre accessibles au plus grand nombre les ressorts de l’anarchisme en cassant les préjugés qui s’y rapportent.

Pour y remédier et « donner une chance à ces idées », le jeune homme résidant dans la région lyonnaise a « bossé sur une forme qui soit la plus claire et directe possible, en dehors des représentations habituelles qui vont avec ce courant de pensée ». Pour y parvenir, quoi de mieux que des animaux qui parlent ?

Lorenzo a dans sa chair l’expérience de la quête de liberté. On le ressent particulièrement dans ces vidéos. C’est un brave gaillard qui travail d’arrache pied et il a raison car son travail est vraiment une belle création.

Entre réalisation et quête de sens, cette série fait énormément du bien à l’idéologie de l’anarchie.

Il a pour but de nous transmettre son savoir sans nous obliger à y adhérer. Et c’est tout à son honneur. Ces petits épisodes sont intuitif, accessibles à tous, ludique et amusant. On y apprend des choses puisque Lorenzo se base sur des faits historiques. C’est une série à ne pas manquer ! Elle devrait être vue de tous et apprise de tout le monde !

Allez matez moi ça ! Qu’est ce que l’anarchisme ?

YANN LE CORVEC

RÉTROSPECTIVE

Yann Le Corvec est un peintre aux multiples talents. L’art est pour lui une manière de s’exprimer dans tout ce qu’il entreprend et ça se ressent.

On retrouve tous types de formats et de tendresses dans ses toiles. Les coups de pinceaux dressent des tableaux poétiques. Il nous plonge à la fois dans un univers fantastique, les corps peints nous parlent et leurs mouvements sont au plus près de l’humain. La particularité qui se dresse sur ses toiles est le trait unique, un trait fluide qui dessine son imagination. Les femmes dessinées par Yann Le Corvec sont des femmes belles mais aussi intriguantes qui ont beaucoup de prestance.
Au delà de la nudité et de l’érotisme, ses femmes sont puissantes. Elles ne sont pas seulement peintes comme un désir, elles sont les sujets et on ne peut que les respecter.

GAUTHIER BEDRIGNANS MAROC

Instagram : gauthier_bedrignans

Son site : https://gauthierbedrignans.com/

UNE AVENTURE ÉPHÉMÈRE

Gauthier Bédrignans est un jeune photographe réputé dans le monde de la street photographie.

Intrépide, il n’hésite pas à engendrer certains risques pour réaliser ses clichés. Entre reportages photographiques et images artistiques, il excelle dans le milieu du photojournalisme. Inspiré des plus grands photo-reporters, Sebastião Salgado, Éric Bouvet, Don McCullin;
Gauthier témoigne de notre société au travers de ses images. Dans l’espace public, il questionne et interroge. Comprendre le mécanisme et les enjeux des images est sa priorité. C’est ce qui fait la singularité de son travail.

La qualité de ses images est dû à un travail difficile et minutieux.
« Avec les moyens technologiques d’aujourd’hui, tout le monde peut faire une belle image. Mais une image relatant un fait est particulièrement difficile à réaliser.Une photo fixe un moment, un évènement, il est important qu’ aucun détail superflu vienne impacter l’image. C’est ce qui fait l’essence même de la photographie-reporter. C’est ce que j’essaie de faire en travaillant aussi bien mon cadrage que ma composition ».

Son aventure éphémère au Maroc n’est pas une expèrience au hasard. Elle est le prolongement de sa quête. Une quête au service de l’humain, ces questionnements tournent autour des moeurs sociaux.

Maroc, ce pays couvert de mosaïque, d’épices et de couleurs fait l’admiration de notre photographe. Il réalise une série d’images à la fois douce et intriguante.
Entre ville déserte, passage étroit et paysage époustouflant, Gauthier nous offre un ton unique du Maroc. Il nous plonge dans les plus intimes secrets de ce pays et la ville de Fès.

Son appareil photo fait son unique bagage.
Il aime vivre chez l’habitant, c’est important pour un tel photographe de se confondre autant dans la foule, apprendre, explorer une culture diffèrente pour garder une certaine liberté et authenticité.

LE JOLI COCO

La librairie lapin vous permet d’acheter en ligne l’ensemble des livres humoristiques, des tee-shirts debiles et des autres produits lapin, sans frais de port pour les livres. Tous les livres lapin sont imprimes sur papier recycle. Livraison en deux-trois jours (délai postal constate) et partout dans le monde. Le meilleur endroit pour acheter des livres humoristiques et des tee-shirts debiles.

Oh le joli «zoiseau» ! Dans le beau ciel bleu, il vole, tel un avion tout rond et rose comme un bonbon. Mais sous ses apparences toutes mignonnes se cache…

L’origine du Joli Coco provient d’un poème que Capucine a rédigé étant enfant et que Boulet (Bolchoi Arena, Donjon Zenith) s’est approprié pour en faire une version Rambo jubilatoire et trash. Le décalage est excellent, car les auteurs utilisent un volatile, symbole de paix, de sérénité, de liberté aussi, pour le détourner à des fins beaucoup plus brutales et sombres, dans un dessein d’humour noir. Plus un recueil d’illustrations qu’une bande dessinée, l’ouvrage feinte le lecteur sous ses allures de livre pour enfants. D’un côté, les couleurs acidulées, la rondeurs des formes, les décors minimalistes et, de l’autre, des éclats de violence, des yeux vides, un sabre et du sang. Simple et efficace : une page, un dessin. Si l’intello peut y voir une critique de l’armée et du traitement limite de ses pions combattants, l’objectif est surtout de se payer une bonne tranche de rigolade, à ne pas mettre entre toutes les mains cependant de part le langage un peu grossier, bien approprié et fendard, il faut le reconnaître.

Sorte de parodie irrévérencieuse du soldat honorable, prêt à se sacrifier pour la bonne cause (s’il en est une) et qui, bien évidemment, se fait entuber, Joli Coco se lit sans complexe. Bon divertissement !